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 Biographie

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Sylvie
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Date d'inscription : 17/06/2006

MessageSujet: Biographie   Sam 3 Sep - 15:58

Bien avant.
Après avoir passé une dizaine d’années dans l'ombre de plusieurs groupes indés (punk, indus, dark folk, electro), Da Silva est repéré par Jean-Louis Brossard et apparait en 2000 sur la scène du festival « défricheur » des Transmusicales de Rennes, sous le pseudo Mitsu. Da Silva donne cet unique concert, avant de disparaître de nouveau pendant trois ans de la scène indé. Durant ces trois années, Da Silva compose et enregistre chez lui une collection de chansons guitare-voix sans avoir pour ambition de les présenter à un label. Parallèlement, l'envie de refaire de la scène se fait de nouveau sentir. Il reprend donc la route en 2003 avec une série de premières parties.

La suite.
En 2004, Da Silva signe chez Tôt ou Tard et publie trois albums (Décembre en été en 2005, De beaux jours à venir en 2007 et La tendresse des fous en 2009). Il enchaîne également les concerts (plus de 350 en cinq ans, de l’Olympia aux scènes québécoises, suisses, biélorusses, africaines… en passant par tous les grands festivals) : « sur scène, je ne me suis jamais senti chez moi. C’est certainement pour cela que je fais autant de concerts , j ' ai besoin de sentir un ailleurs , un nulle part , un endroit où tout se transforme où le quotidien s’efface pour laisser la place à un espace où je vais réinventer ma musique avec des concepts différents , des orchestrations différentes… je détesterais que mes concerts ressemblent à mes disques. »

Le même et l’autre.
On pourrait voir en Da Silva un chanteur bien installé dans le petit monde cosy de la « nouvelle scène française » et pourtant, on en est très loin ! En parallèle de ses albums et tournées, il écrit 3 livres-CD pour enfant publiés chez Acte Sud Junior, pour lesquels il invitera des artistes et personnalités aussi différentes que Yannick Jaulin, Françoise Breut, Coralie Clément, Marie Drucker, Cali ou encore le groupe irlandais The Churchfiters. Sans compter ses collaborations aussi éclectiques que nombreuses, en tant que réalisateur ou compositeur. Pour Da Silva, ce qui est important, ce n’est pas pour qui, mais pourquoi il se lance dans ces collaborations artistiques : « Ce dont j’ai besoin, c’est de composer, d’écrire, de jouer… peu importe la personne, le sujet, le lieu ou l’heure. Cela dépasse tout jugement de l’autre et de moi-même d’ailleurs, je ne pense qu’à l’équation entre la chanson et son interprète. »

La distance.
C’est à la fin de sa 3ème tournée que Da Silva commence la composition de son nouvel album La Distance. Sa motivation artistique l’emportant sur toute autre considération, il décide alors de se séparer de son label Tôt ou Tard, pour démarrer les maquettes de son 4ème album qu’il souhaite plus atmosphérique et synthétique, le moins acoustique possible. Ce travail commence tout d’abord dans le studio de Tahiti 80, le Kalif à Rouen, pour se concrétiser au Studio de la Frette auprès du réalisateur Yann Arnaud (Air, Syd Matters) et de plusieurs musiciens : Raphaël Séguinier (batterie), David Euverte (claviers), Thibaut Barbillon (basse, guitare), Matthieu Forest (guitare), Julien Noël (claviers), David Sztanke (claviers) et Dominique Pinto (violoncelle).
On retrouve Da Silva au milieu de 12 pièces et 2 interludes dans un album plus pop, plus orchestré, plus singulier que ces précédents opus. A l’image du titre d’ouverture, « Les stations balnéaires », les chansons de La Distance sont belles, puissantes, mélodiques, déchirantes, voire désespérées, mais jamais jolies ou insignifiantes. Sur le titre « La crise », on entend qu’il préfère rester couché en bonne compagnie ivre, plutôt que de céder à la pression d’une société prônant la réussite sociale. Les textes et les thèmes abordés ont eux aussi suivi cette mutation. Aujourd’hui Da Silva écrit sans retenu, avec la distance nécessaire et l’encre noire, peut-être empreinte de tristesse ? « Ce qui me rend triste, ce sont les couvertures de magazines remplies de mecs qui se marrent, tout le monde sourit pour vendre de la lessive comme si tout devait toujours aller parfaitement bien, parce qu’il faut aller de l’avant, être dynamique. Je ne comprends pas tout ça, je ne sens pas le monde ainsi. »
On devine évidemment que ces chansons ne sont pas là par hasard, mais au contraire, minutieusement rangées les unes derrière les autres, séparées de 2 interludes. C’est bien une histoire qui se raconte tout au long de ce 4ème album… pour se conclure par cette suspension magnifique « La levée ».

La fin.
Finalement, on retient toujours les mélodies soigneuses et entêtantes, des phrases et des mots qui raisonnent dans nos vies, sauf que cette fois, ce n’est pas depuis la terre que cette musique se fait entendre, mais des hauteurs ou d’une « station balnéaire », là où on n’attendait pas Da Silva : « ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerais pas même à des heures indues ».
Le nouveau Da Silva est arrivé, et c’est un choc. A la fin de l’album, nous ne sommes plus les mêmes. Ce qui est exactement ce que Da Silva recherche depuis toujours dans la musique. Ça tombe bien, nous aussi !

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Sylvie , parent d'ados.
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